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MUSÉE DU COQUILLAGE

PK 36 Papara
B.P. 781233 - 98712 Papara- Tahiti
Tel: (689) 57-45-22
Ouvert du Lundi au Vendredi de 8h00 a 16h30, Samedi et Dimanche 9h a 12h et 1h a 4h30
Entrée payante

Unique musée du coquillage en Polynésie offrant au visiteur le plus large éventail de variétés de coquillages et poissons des lagons Polynésiens.

MUSÉE PAUL GAUGUIN

PK 51.2 Papeari
B.P 7029 - Taravao- Tahiti
Tel: (689) 57-10-58
Ouvert tous les jours, de 9h00 a 17h00. Entrée payante.

Un hommage au célèbre artiste français avec quelques œuvres originales (sculptures, gravures et gouaches)

MUSÉE DE LA PERLE NOIRE

Centre Vaima, Rue Jeanne d'Arc, Papeete
Mrs Isabelle WEBER
B.P. 7 - 98713 Papeete- Tahiti
Tel: (689) 45-21-22
Ouvert tous les jours, de 8h00 a 19h00; le jeudi de 8h00 a 12h00. Le Dimanche, de 9h00 a 19h00. Entrée payante.


Ce Musée de la Perle unique au monde vous fera découvrir ce joyau des mers sous divers aspects: art, histoire, mythologie, philosophie, et religion y ont une place aussi importante que les explications dites techniques.

Une collection de nacres perlières, l'arbre généalogique de la "Pinctada Margaritifera", productrice de la perle noire de Tahiti, des objets en nacre ainsi que des sujets varies se réunissent autour d'un même thème. Vous apprendrez tout sur les différents critères de qualité d'une perle, et vous découvrirez également des pièces exceptionnelles de la collection privée de Robert Wan, le Roi de la Perle Noire.

MUSÉE DE TAHITI ET SES ÎLES

PK 15, Pointe des Pêcheurs, Punaauia
B.P.380 354 Tamanu- 98718 Punaauia- Tahiti
Tel: (689) 58-34-76
Ouvert du Mardi au Dimanche, de 9h30 a 17h30. Ferme le Lundi. Entrée payante.


LES TATOUAGES

Historique:
Le tatouage serait apparu aux Marquises vers 300 ap. JC grâce aux migrations du peuple Lapita à partir du Sud Est Asiatique en 300 av. JC jusqu'aux îles Samoa vers 100 ap JC et ensuite le reste du Pacifique...

Selon la légende en Polynésie, les Polynésiens se mirent à pratiquer le tatouage pour imiter les deux fils de Ta'aroa, le dieu suprême, qui s'étaient fait tatouer pour séduire leur...soeur.

Représentant la beauté et l'attraction sexuelle, le tatouage et son long et douloureux rituel était particulièrement respecté des Maohi.

La pratique du Te Tatau ( qui veut dire taper légèrement) consiste en une technique d'impression de la peau par un colorant très foncé et indélébile à l'aide d'une ou plusieurs pointes et représentant des motifs décoratifs.

Les pointes étaient des peignes dentelés soit en os, soit en nacre, soit en écaille de tortue et rattachés à un manche.

Le visage était la seule partie du corps non tatouée pour les hommes et femmes sauf aux Marquises et dans les Tuamotu comme à Rangiroa. Les organes génitaux, la paume des mains et la plante des pieds n'étaient pas tatoués mais le reste du corps l'était selon le rang social de l'individu.

Chaque dessin avait un emplacement déterminé sur le corps, selon le rang social occupé par la personne tatouée et en général, le nombre des tatouages était d'autant plus élevé que la personne était âgée ou valeureuse.

Aux Marquises, le "masque" du visage était réservé seulement aux principaux chefs. Oreilles, paupières et même la langue étaient aussi tatoués...

Le dessin et notamment la finesse du motif permettaient également de déterminer l'appartenance à une tribu.

Les tatoueurs (Tahu'a Tatau), véritables artistes, étaient alors très respectés et recevaient de nombreux cadeaux. Ne pas être tatoué était considéré une honte, notamment pour les jeunes hommes.

Grâce aux reproductions des tatouages par les dessinateurs qui ont accompagné les explorateurs des 18e et 19e siècles, nous réapprenons à connaître cet art oublié, mais toujours présent dans les motifs de tapa ou dans les pétroglyphes.

La technique:
Le lieu du tatouage, en général dans un simple fare, était tapu (sacré) et nul n'avait le droit d'y entrer.

Le tatoueur trempait d'abord son instrument dans le colorant tiré du noir des amandes brûlées du ti'a'iri ( bancoulier) mélangé à de l'huile.

Il enfonçait ensuite délicatement son instrument sous la peau avec une sorte de petit maillet: L'endroit de l'incision devenait alors bleuté. Pendant le tatouage, la suie de ti'a'iri était diluée dans la coque d'une noix de coco avec un peu d'eau; pour éponger le sang, le tatoueur se servait d'un morceau de tapa.

La douleur varie selon les régions du corps tatouées mais en général les régions les plus sensibles étaient celles des muqueuses et les régions osseuses qui saignent plus.

Chez les Marquisiens pourtant adeptes des tatouages des régions douloureuses, les doigts et orteils étaient souvent inachevés tellement la douleur était insupportable...

Enfin, pour obtenir une meilleure cicatrisation, les dieux étaient invoqués.
Lorsqu'un chef avait été tatoué, les instruments utilisés pour son tatouage étaient détruits à la fin de la cérémonie, au Marae.

Particularité de chaque archipel:

Le tatouage ou "patu Tiki" comme on l'appelait aux îles Marquises était le plus raffiné et le plus utilisé dans cet archipel, et seul l'instrument utilisé différait.

Avec l'influence des missionnaires à partir du 18e siècle, les îles de la Société n'ont gardé que très peu de traces des dessins utilisés.

En 1819, le tatouage, considéré comme symbole païen (en même temps que la danse!) par les missionnaires, fut interdit par le code Pomare et les tatoueurs étaient susceptibles de lourdes peines s'ils le pratiquaient.

Parmi les motifs les plus utilisés, seuls ou répétés autant pour les femmes que les hommes: une ligne brisée ou en forme de Z, cercles, rectangles, carrés, croissants, chevrons et surtout les formes humaines ressemblant à des Tiki.

Plutôt réservés aux hommes: animaux, oiseaux, poissons, végétaux.
Alors que les hommes se tatouaient pratiquement toutes les parties du corps, les femmes privilégiaient les poignets, les mains, sur les jambes et les pieds des formes géométriques et sur le visage, le pourtour des lèvres avec des lignes verticales.
Les jeunes mères devaient avoir la main droite tatouée.

Souvent, le passage de l'adolescence à l' âge adulte était marqué par le tatouage des hanches ou fesses pour les hommes et femmes.
Les îles Australes, se particularisaient par des motifs à larges bandes horizontales dentelées, proches des motifs de tapa, sur les bras et les épaules.

Le "ko'iko" (tatouage) aux îles Gambier, était obligatoire pour les hommes. Celui de Mangareva, considéré le plus élégant de la Polynésie, était caractérisé par une croix claire obtenue par contraste, au centre d'un cercle divisé en quatre et noirci au fil des ans. Il était situé en général au-dessus des aisselles et dans le dos.

Dans l'archipel des Tuamotu, les motifs géométriques dominaient, avec des triangles ou damiers pour les hommes et des lignes simples sur les bras et jambes pour les femmes.
Parfois: fleurs et poissons. Dans certains atolls, les guerriers étaient totalement tatoués.

En Nouvelle-Zélande, les motifs sont curvilignes sur le visage (surtout le front et le menton) et sur les cuisses des guerriers.

Aujourd'hui:

Depuis les années 1980 quand l'OTAC invita à Papeete des tatoueurs Samoans, cet art traditionnel a fait un retour en force et de plus en plus de jeunes Polynésiens et Polynésiennes se font tatouer le corps en utilisant les motifs traditionnels plus ou moins adaptés.

Le tatouage leur permet de renouer avec leur identité culturelle Maohi.